Le journalisme économique étudiant: entrevue avec Gérald Fillion

Par Charles Mathieu 

Votre envoyé du journal Horizons Économiques a eu le plaisir de s’entretenir, le 20 septembre dernier, avec Gérald Fillion, ancien étudiant de l’UQAM et maintenant journaliste pour Radio-Canada. L’animateur de RDI Économie croit que le journalisme économique a autant sa place dans les médias grand public que sur les campus étudiants. 

« Que ce soit dans un journal économique étudiant ou à Radio-Canada, le défi est le même. On parle de sujets importants, mais qui peuvent avoir l’air moins importants, car ils sont difficiles, plus arides, » affirme-t-il. . 

Selon M. Fillion, n’importe quel sujet peut être interprété sous un angle économique. « L’économie touche au politique, à l’environnement, au social, à la culture, aux sports. Ça peut être de savoir si on a les moyens de bien vivre, de se donner des services publiques, énumère-t-il. Ça touche aussi aux moyens personnels d’épargner de l’argent, d’investir, de dépenser, d’avoir une belle maison, un appartement, en bref, c’est de savoir si on a les moyens. » 

Le diplômé de l’UQAM et de l’Institut canadien des valeurs mobilières avoue qu’un rapport de circonstance lui a permis de devenir le journaliste économique qu’il est aujourd’hui. L’économie lui collant à la peau depuis ses débuts à TVA en 1997, il décide de faire le grand saut et de porter fièrement cette étiquette qui lui est associée. 

Depuis sa couverture de la Bourse de Toronto en 2001, Gérald Fillion s’est donné comme mission de donner au journalisme économique une couleur qui est la sienne. « Il y a très peu de journalistes qui s’intéressent à ces questions-là […] C’est factuel. Le défi est de bien vulgariser », explique-t-il. Il soutient que trouver un moyen de raconter une histoire qui va venir captiver les lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs représente un défi quotidien. « Si tu ne captes pas l’attention, cela ne donne rien. Est-ce que c’est possible de le faire avec l’économie dans un journal étudiant? Évidemment », déclare-t-il. 

Gérald Fillion identifie l’environnement comme étant le sujet économique qui interpelle davantage les étudiants : « Ça prend des solutions économiques, technologiques et collectives, notamment en ce qui concerne notre changement de comportement face à la planète. Déjà, aujourd’hui, les jeunes s’intéressent à ces questions-là. » 

Malgré tout, le sujet a été peu abordé lors de la dernière campagne électorale québécoise. « [Les jeunes] ne sont probablement pas assez interpellés par les principaux leaders politiques qui ne parlent presque pas d’environnement », déplore Gérald Fillion. Selon lui, il est important que ceux-ci soient concernés par les enjeux environnementaux puisque les prochaines générations seront celles qui subiront les conséquences des changements climatiques. 

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